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Les coopératives agricoles en RDC : vers la Professionnalisation

Du 5 au 08 février 2019, les leaders des coopératives de la RDC ont participé au renforcement des capacités sur les compétences commerciales, entrepreneuriales et techniques au centre USIMA, dans la Commune de Limete. Cette formation, organisée par PROPAC, a connu la participation de 25 opérateurs agricoles issus de 5 coopératives qui évoluent en RDC dont RFP (Regroupement des femmes paysannes), CACODASE (Coopérative d’action communautaire pour le développement et l’assistance socio-économique), COPAEMUS, FECO et le consortium ASAKARIVINE.

Le projet est piloté au Cameroun par Madame Marie-Joseph MEDZEME ENGAMA, la coordonnatrice régionale du projet manioc 21 et en RDC, c’est la COPACO qui en assure la réalisation par le biais de Monsieur Louis Ngongo, le coordonnateur national.

Les opérations, la relation entre les membres et la gestion interne d’une coopérative ont constitué l’essentiel des matières dispensées lors de cet atelier. L’objectif de cette formation a été de se professionnaliser, promouvoir la vente groupée, gérer les risques et de s’orienter vers le marché

Surtout de se spécialiser dans la production, la transformation et la vente de manioc. Pour bien assimiler les matières, le formateur a soumis les participants à des exposés théoriques et à des séances pratiques réalisées en travaux de groupes. Cet atelier de formation s’est tenu dans le cadre du projet manioc 21, initié dans la continuité du Forum régional sur le manioc, organisé au Cameroun en décembre 2016 en collaboration avec la PROPAC ET L’IITA et mis en œuvre au Cameroun et en RDC.

 Le choix de ces deux pays tire son explication du fait que le secteur de manioc joue un rôle crucial en Afrique centrale et éprouve des difficultés à en exploiter tout le potentiel économique pourtant le manioc constitue un aliment de base d’une importante stratégique susceptible de contribuer à la réalisation des objectifs de sécurité alimentaire, à la base des modèles économiques novateurs et durables en particulier pour les femmes et les jeunes, à la création des emplois pouvant créer des débouchés professionnels.

 Mise en œuvre pour une durée de deux ans, le projet manioc 21 se distingue des autres projets en cours dans la région par la forte approche commerciale, les programmes et modules de formation élaborés en collaboration avec la société financière internationale (SFI), l’Université de Missouri aux Etats-Unis et le partenariat unique avec la PROPAC et l’IITA. L’objectif poursuit par ce projet est de renforcer la performance économique des coopératives de manioc dirigées par des femmes et des jeunes pour améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle et favoriser la création d’emplois ; d’accroitre l’offre de produits à base de manioc à valeur ajoutée sur les marchés urbains en RDC et au CAMEROUN. Les activités en vue après cet atelier de formation seront réalisées de manière à développer et promouvoir l’accès à des mécanismes de financement innovants et établir des nouveaux liens commerciaux y compris avec l’agro-industrie et les acheteurs institutionnels

COLETTE GUNUMINA, Présidente de la Coopérative RFP (regroupement des femmes paysannes).

« Notre souci permanent est de résoudre le problème des femmes par l’agriculture et ainsi nous cultivons à Kinzono au plateau de Bateke et vendons nos produits à Kinshasa au marché de Liberté dont le manioc transformé en cossette et en chikwangue, les feuilles de manioc, arachides etc. La formation que nous donnent les organisateurs nous est très bénéfique pour normaliser ce que nous faisons et acquérir la connaissance sur ce que nous ignorons. Par exemple à la fin de cet atelier, nous saurons comment tenir les documents administratifs de notre coopérative et réaliser la vente groupée et donc nous allons nous améliorer. »

ELIE MUSUPUNGU, Président de la coopérative CACODASE (Coopérative d’action communautaire pour le développement et l’assistance socio-économique) :

« Nous cultivons à DOKOLO au plateau de Bateke. Nous accompagnons nos membres dans la formation du choix de bouture appropriée et la vente groupée. Cette formation donnera une valeur ajoutée à ce que nous faisons et après les choses seront faites de manière professionnelle. Le projet manioc 21 aura un impact positif sur l’administration, car nous devons agir selon les normes du modèle OHADA et aussi pour l’élaboration de nos projets, nous avons appris comment faire le plan de production annuelle, le plan de développement et croissance et surtout lutter contre la vente parallèle. »

PIERRE MAMBI MAZEBU, Évaluateur du projet manioc 21

« Le but de mon évaluation est de permettre au projet d’atteindre le niveau de performance. J’ai fait l’évaluation basique qui m’a permis de déceler les forces et les faiblesses de ces coopératives. Donc c’est sur base de cette évaluation que cet atelier de renforcement des capacités s’est tenu pour justement résoudre les faiblesses des coopératives dont le leadership, la planification, la gestion, le stockage des produits et le marché. A l’issue de cet atelier de formation, elles seront outillées pour mettre en œuvre tous ce qu’elles auront appris. Ce qui me permettra de faire une seconde évaluation pour mesurer l’impact de cette formation »

Un reportage de Myriam Bwiti

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